Jean Deyrolle

Né en 1911 à Nogent-sur-Marne ou son père, médecin militaire, était en garnison. La famille est originaire de Concarneau dans le Finistère. Son grand-père était le peintre Théophile Deyrolle, et son oncle  Alfred Guillou était aussi peintre. L’enfance de Jean se passe chez sa grand-mère à Concarneau.

En 1938, Deyrolle s’installe dans la maison de famille. C’estle moment de la réflexion. Il  étudie le cubisme, mais aussi le fauvisme et les Nabis, et particulièrement Paul Sérusier.

De retour à Paris en 1942, il fait la rencontre de César Domela, Nicolas de Staël,

Lanskoy et le poète Paul Reverdy. Deyrolle est déjà entre en abstraction quand il rencontre Alberto Magnelli. Il expose à partir de 1946 chez Denise René avec Dewasne, Hartung, Schneider, Poliakoff … Cette année-là, il reçoit le Prix Kandinsky.

En 1947, il découvre Gordes, village ou il finira par acheter une maison.

Vers 1950, il abandonne la peinture à l’huile pour adopter la technique de la tempera, technique dont se servait Sérusier.

Entre 1950 et 1960, il participe à de nombreuses expositions de groupe tant en France qu’à l’étranger, il voyage en Italie,

En 1959 il est nommé professeur de lithographie à Munich, fonction qu’il assurera jusqu’à sa disparition en 1967.

En 1965, il décide de s’installer à Gordes.

Le 30 août 1967, Jean Deyrolle meurt à l‘hôpital de Toulon d’une crise cardiaque au cours d’une séance de dialyse.

 

Jean Deyrolle a déclaré, en 1952 dans « Témoignages pour l’Art Abstrait » :

« Ce que je cherche, c’est la multiplicité et les combinaisons de formes, à atteindre à de multiples significations, carré, oiseau, chaleur, amitié, que sais-je ? Lorsque la vision devient si multiple, on en vient naturellement à ne plus attacher d’importance au sujet présumé. Du reste, ce n’est que lorsque la toile est terminée qu’on peut discuter à fond couleurs, formes, dynamisme. Mais pendant le travail, le raisonnement n’intervenant pas constamment, tout semble intuitif.»

P313, tempera sur papier marouflé sur toile

Rue Duquesne, BR33

Lacoste,1955, Lithographie L126, 56,5×40 cm

Alban opus 319 GR 52-33, tempera sur toile 92×65 cm